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Robert Biket :

 

- Le lai du cor

(date : vers 1200 ? langue : ancien français, en vers, titre original : Le Lai du corn)

 

  A Caerleon (Carlion), le jour de la Pentecôte, alors que le roi Arthur accueille des milliers d’invités, un jeune homme envoyé par le roi Mangon de Moraine se présente juste avant l’heure du repas. Il offre à Arthur un cor magnifique, orné de bandes d’or et auquel sont rattachées des clochettes dont la mélodie envoûte toute l’assemblée. Après que le jeune homme se soit retiré, des inscriptions gravées sur cet "olifant" sont lues par le chapelain d’Arthur. Elles révèlent que ce cor a été fabriqué autrefois par une fée, et qu’il permet de mettre en évidence les cocus et les jaloux; en effet, quiconque essaie de boire quelque chose contenu dans ce cor, ne pourra y parvenir si sa bien aimée lui a un jour été infidèle, ne serait-ce qu’en pensée. Arthur est le premier à tenter l’aventure. Il se retrouve couvert de la tête aux pieds du vin que le sénéchal Keu a versé dans le cor. Furieux, il prend un couteau et s’apprête à poignarder la reine, mais il est retenu par Gauvain, Girflet, Kadoain et surtout Yvain, qui le raisonne et lui demande de ne pas s’en prendre à la reine, et ce notamment avant que d’autres aient tenté l’épreuve à leur tour. La colère d’Arthur s’apaise lorsqu’il constate que tous ses convives échouent les uns après les autres ; il finit même par en rire. Mais dans l’assemblée, un chevalier dénommé Caradoc, décrit comme blond aux moustaches rousses et de carrure imposante, très courtois, et que seul Gauvain surpasse dans le maniement des armes, est incité par son amie à tenter l’aventure. Lui seul parvient alors à boire dans le cor sans difficulté. Épaté, le roi Arthur lui offre alors le cor ainsi que le fief de Cirencester d’où est native l’amie fidèle de Caradoc.

 

Source(s):

Le Lai du cor et Le Manteau mal taillé: Les dessous de la Table Ronde, ULM, 2005, ISBN 10 : 2728803471, ISBN 13 : 9782728803477

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